Échappée du chaos ukrainien, une famille organise un concert pour…

Échappée du chaos ukrainien, une famille organise un concert pour…

Échappée du chaos ukrainien, une famille organise un concert pour remercier Rouen

Arrivée à Rouen le 19 mars 2022 après avoir fui l’Ukraine, la famille Kulinich propose un concert de piano et une exposition photo ouverts à tous. L’événement, gratuit, se tient le 7 août à la salle Louis-Poterat, rive gauche, avec une jauge d’environ 50 places.

Au programme 🎼 Les clés à emporter 🧩
Le concert gratuit à Rouen (date, lieu, jauge) 📍 Un rendez-vous gratuit le 7 août, à partir de 15 h, dans une salle d’environ 50 places
Le parcours de la famille Kulinich depuis l’Ukraine 🚍 Le récit d’une fuite marquée par 10 jours passés dans un sous-sol près de Kyiv ❄️
Le rôle de la musique dans l’après-guerre 🎹 La musique comme outil pour évacuer le stress et reprendre pied 🎶
École, conservatoire, insertion locale 🏫 À Rouen, un relais rapide vers l’Éducation nationale puis le Conservatoire 🤝
L’exposition d’art : la ville vue autrement 🌈 Des photos de Rouen sous la pluie, la neige et une série d’arcs-en-ciel 📷

Concert solidaire à Rouen : une famille ukrainienne invite la ville à écouter son histoire

Le rendez-vous a été pensé comme un moment simple, sans barrière à l’entrée : un concert de piano et une exposition d’art, accessibles gratuitement. La salle Louis-Poterat, sur la rive gauche de Rouen, n’offre qu’une cinquantaine de places : un format volontairement intime, où l’on vient autant pour la musique que pour l’échange 🪑.

Dans les coulisses, l’idée est aussi de transformer la reconnaissance en geste concret. Après quatre années passées dans l’agglomération, les Kulinich veulent dire merci à leur manière, en s’appuyant sur ce qu’ils maîtrisent le mieux : jouer et montrer 📌. Et si ce type d’événement paraît modeste, c’est souvent là que la ville respire le plus : dans une salle de quartier, à hauteur d’habitants.

Pour les lecteurs de Normandie, l’initiative rappelle une réalité locale : depuis 2022, associations, établissements scolaires et structures culturelles ont souvent été des points d’ancrage pour des familles déplacées. Ici, la scène n’est pas un symbole abstrait : elle devient un lieu où l’on reprend la parole autrement 🎹.

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Fuir l’Ukraine : du sous-sol près de Kyiv à l’arrivée à Rouen

Le récit de la famille Kulinich s’arrête sur une date charnière : le 23 février 2022, veille de l’invasion russe à grande échelle. Ce jour-là, ils se trouvent chez une grand-mère, dans une petite ville près de Kyiv. Les jours suivants, le quotidien se résume à survivre.

Pendant dix jours, plusieurs familles se réfugient dans un sous-sol, au milieu de matériaux de construction et de produits chimiques. Le froid est mordant, autour de -10 °C ; l’électricité manque, le chauffage aussi, et la nourriture se raréfie ❄️. À l’extérieur, le bruit des appareils dans le ciel imprime une peur durable, celle qui revient ensuite au moindre grondement.

La fuite se poursuit par étapes : rejoindre l’est de l’Ukraine, trouver un bus, passer par l’Allemagne, puis viser la France. Après quelques jours dans un dispositif d’accueil à Paris, la famille est transférée à Rouen le 19 mars 2022 🚌.

Ce parcours, fait d’attentes et de décisions prises dans l’urgence, dit aussi quelque chose de la géographie des solidarités : ce sont souvent des itinéraires « en pointillés », et une destination choisie pour une idée simple — la liberté, la possibilité de recommencer sans renoncer à son identité. Et, pour eux, cela passe aussi par la musique.

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La musique comme boussole : un concert de piano pour évacuer le stress de la guerre

Dans cette famille, la musique n’est pas un loisir du dimanche : elle sert de repère. Le père le résume par une phrase qui revient souvent chez les exilés : faire de la musique aide à évacuer le stress 🎶. Les notes, elles, n’interrogent pas l’accent, ne demandent pas de papiers, et offrent un espace où l’on respire.

Le concert de piano est assuré par les deux enfants, Mariia (19 ans) et Nazar (9 ans). Avant la guerre, ils avaient déjà été distingués en Ukraine lors de concours, et la famille insiste sur un point : continuer à jouer n’est pas un caprice, c’est une continuité, presque une forme de résistance personnelle 🎹.

Pour rendre cette réalité plus concrète, une scène revient souvent dans les récits d’installation : un enfant qui répète tandis que le parent gère les démarches. À Rouen, un voisin fictif, « Alain », retraité du quartier de la rive gauche, raconte avoir entendu les premières gammes à travers une porte entrouverte lors d’une répétition : « ce n’était pas parfait, mais c’était vivant ». C’est souvent à cet endroit précis que l’on comprend l’enjeu : reprendre une routine, même fragile, remet le monde en ordre.

Le parcours des Kulinich
  1. 23 février 2022

    Veille de l'invasion. La famille est chez la grand-mère, près de Kyiv.

  2. 10 jours sous terre

    Dans un sous-sol, sans chauffage, par -10 °C, avec d'autres familles.

  3. La fuite

    Passage par l'est de l'Ukraine, un bus, puis l'Allemagne, direction la France.

  4. 19 mars 2022

    Arrivée à Rouen après un court passage à Paris dans un dispositif d'accueil.

  5. 7 août

    Concert de piano et exposition photo pour dire merci, salle Louis-Poterat.

Un événement gratuit, mais pas anodin : jauge limitée et moment de rencontre 👥

la gratuité est un choix. Elle permet à des curieux, à des voisins, à des familles qui n’iraient pas spontanément à un récital, de pousser la porte. En contrepartie, la jauge d’environ 50 places impose d’arriver tôt : la salle n’est pas un grand équipement culturel, plutôt un espace municipal où l’on se serre un peu, et où l’on écoute vraiment.

Le concert du 7 août s’inscrit dans une série : c’est le troisième organisé depuis le début de l’année. Une régularité qui dit une chose : l’intégration passe aussi par la répétition, par des rendez-vous qui finissent par faire partie du paysage local 📍.

Conservatoire, université, associations : l’intégration au quotidien en Seine-Maritime

À leur arrivée, la barrière de la langue est là, immédiate. La famille est d’abord logée plusieurs mois à l’hôtel grâce à un accompagnement associatif, avant d’obtenir un appartement à Saint-Étienne-du-Rouvray. Un détail, presque poétique, revient : la fenêtre orientée vers l’est, « en direction de l’Ukraine » 🧭.

Rapidement, une commission de l’Éducation nationale se déplace pour relancer la scolarisation. La musique devient alors une clé administrative autant qu’un besoin : en expliquant que les enfants sont pianistes, la famille est orientée vers le Conservatoire de Rouen, où ils poursuivent leurs études musicales.

Le parcours se poursuit : Mariia suit des études de musicologie à l’Université de Rouen. Ce double ancrage — conservatoire et université — illustre un point souvent oublié : l’accueil ne se joue pas seulement sur l’hébergement, mais aussi sur la capacité à continuer une trajectoire scolaire et artistique sans repartir de zéro 🎓.

La famille cite également des coups de pouce concrets, notamment du Secours populaire, quand il faut équiper, se déplacer, se nourrir ou simplement tenir un mois difficile. Derrière les sigles, il y a des bénévoles, des permanences, des sacs, des tickets, des horaires : une logistique discrète, mais décisive 🤝.

Pour les lecteurs habitués aux initiatives locales, quelques repères aident à comprendre comment se structure un « atterrissage » en ville :

  • 🏠 Hébergement d’urgence puis stabilisation en logement : une étape qui conditionne le reste
  • 🏫 Rescolarisation rapide : éviter la rupture, surtout pour les plus jeunes
  • 🎹 Accès à une pratique culturelle (conservatoire, associations) : retrouver un repère identitaire
  • 🧾 Aides associatives (dons, démarches, traductions) : alléger le poids du quotidien
  • 👥 Réseau de proximité (voisins, bénévoles, enseignants) : ce qui transforme l’accueil en vie normale

Exposition photo à Rouen : pluie, neige et arcs-en-ciel comme langage commun

Le même jour, le public pourra découvrir une exposition rassemblant des clichés pris par les trois membres de la famille. On y verra des paysages de Rouen sous la pluie ou la neige, mais aussi une série d’arcs-en-ciel 🌈. Le choix n’est pas décoratif : photographier, c’est aussi apprivoiser une ville, apprendre sa lumière, ses saisons, ses silences.

Dans une agglomération habituée aux ciels changeants, le sujet parle immédiatement. Un arc-en-ciel sur la Seine, ce n’est pas un manifeste ; c’est un point de rencontre entre ceux qui arrivent et ceux qui sont déjà là. Et dans le contexte d’un exil, collectionner ces images revient parfois à reconstruire une normalité, photo après photo 📷.

Ce format “concert + exposition” dit enfin quelque chose d’essentiel : on ne réduit pas une famille à un statut. Le public vient écouter des pianistes, regarder des images, discuter quelques minutes. Et, parfois, repartir avec une idée simple en tête : la culture, même à petite échelle, crée des ponts plus solides que bien des discours ✅.

Repères pratiques 🗓️ Détails vérifiés 🔎 À anticiper ⚠️
📍 Lieu Salle Louis-Poterat, rive gauche de Rouen Accès simple, mais capacité limitée
⏰ Horaire Le 7 août à partir de 15 h Arriver un peu en avance pour trouver une place
🎟️ Entrée Gratuite, ouverte à tous Dans la limite des places disponibles
🎹 Contenu Concert de piano (Mariia et Nazar) + exposition photo Prévoir un temps d’échange après la musique
🧭 Contexte Famille arrivée à Rouen le 19 mars 2022 Événement aussi pensé comme remerciement aux soutiens locaux

À lire aussi sur Gni Media : Normandie : associations, comment l’aide s’organise au quotidien ; Conservatoires : inscriptions, coûts et niveaux, ce qui change selon les villes ; Accueil des Ukrainiens : les initiatives locales qui durent.

Ce qui inquiète vraiment les lecteurs

Est-ce que le concert est vraiment gratuit ?

Complètement. Pas de billet, pas de réservation, on pousse la porte de la salle Louis-Poterat et on s'assoit. Jauge de 50 places pour garder un côté intime.

Faut-il s'inscrire pour l'exposition ?

Aucune inscription. L'expo fait partie du même rendez-vous, en accès libre. Vous pouvez passer avant ou après le concert, dans la même salle.

Ça vaut le coup d'y aller avec des enfants ?

Les deux pianistes ont 19 et 9 ans, alors les plus jeunes peuvent se reconnaître. Le format court et l'ambiance de quartier rendent la chose accessible, même pour ceux qui n'écoutent jamais de piano classique.

Pourquoi une famille ukrainienne organise-t-elle un concert à Rouen ?

Simplement pour remercier. Après quatre ans dans l'agglomération, les Kulinich veulent offrir ce qu'ils savent faire : jouer et montrer. La musique les a aidés à tenir, c'est leur façon de rendre la pareille.

Et de votre côté, comment ça se passe ? On vous écoute

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